Scolarisation des élèves en situation de handicap, intellectuellement précoces, à comportement inadapté

Informations sur ce handicap

19 / 12 / 2014 | Pascale Derrien

Définition

Seulement 14 % des personnes déficientes visuelles sont aveugles ; les autres sont malvoyantes.

La déficience visuelle est définie par 2 critères (toujours évalués à partir du meilleur œil après correction) :

  • la mesure de l’acuité visuelle (aptitude que possède un œil pour apprécier les détails) ;
  • l’état du champ visuel (espace qu’un œil immobile peut saisir).

On distingue les personnes :
*aveugles (atteintes de cécité), qui possèdent une vision binoculaire corrigée inférieure ou égale à 1/20 ;
*malvoyantes (atteintes d’amblyopie), dont l’acuité visuelle du meilleur œil après correction est comprise entre 4/10 et 1/10.

Mais ces normes ne suffisent pas à apprécier finement une déficience visuelle, il faut aussi quantifier la vision de près, connaître la qualité de la vision des couleurs ou de la vision nocturne.

Une même déficience visuelle peut aussi avoir des retentissements différents selon qu’elle est congénitale ou acquise, précoce ou plus tardive, isolée ou associée à d’autres pathologies.

Plusieurs façons de mal voir :
*Totale mais floue : la perception d’une personne atteinte de cataracte ressemble à celle que l’on peut avoir à travers un verre dépoli (contrastes peu perceptibles, distances mal appréciées, absence de perception du relief, couleurs atténuées et intolérance à la lumière forte) ;

*La vision périphérique  : ses atteintes ont pour conséquence un champ visuel extrêmement rétréci comme à travers un tube. C’est le cas de la personne atteinte de rétinite pigmentaire qui ne peut voir que ce qu’elle fixe et plus rien autour : elle pourra lire des caractères suffisamment petits mais sera très gênée dans ses déplacements ;

*La vision centrale : ses atteintes se traduisent par une tache sur une zone limitée du centre de la rétine ; elles provoquent une altération de la vision des détails et des couleurs.
En revanche, les personnes atteintes conservent une bonne perception de l’espace et du mouvement.

D’autres phénomènes accompagnant la déficience visuelle peuvent avoir des conséquences défavorables sur la vision :
*le trouble du réflexe de fixation ou nystagmus ;
*l’intolérance à la lumière ou photophobie ;
*la mauvaise vison des couleurs ou dyschromatopsie.

[1] Définition de la déficience visuelle
Publication : avril 2014 ONISEP