Scolarisation des élèves en situation de handicap, intellectuellement précoces, à comportement inadapté

Définition des Troubles des fonctions motrices

09 / 12 / 2014 | Pascale Derrien
Sur le Web Onisep

Définition

On parle de déficience motrice lors d’une atteinte de la mobilité des membres supérieurs et/ou inférieurs, quelle qu’en soit la cause. La marche et/ou la préhension et/ou la coordination peuvent être défaillantes. Des troubles d’élocution peuvent généralement visible : déambulation difficile ou disharmonieuse, problèmes d’équilibre, utilisation d’un fauteuil roulant électrique ou manuel, de cannes ou de toute autre aide à la locomotion, sauf pour certaines exceptions notamment les traumatisés crâniens sans séquelles apparentes.

Selon l’Onisep (Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions)

  • Amyotrophie spinale infantile
    Maladie évolutive héréditaire, débutant dès l’enfance, provoquée par une atteinte dans la moelle épinière de la cellule nerveuse qui commande les muscles. L’amyotrophie spinale infantile entraîne une paralysie progressive de tout le corps.
  • Dysmélie
    Absence « congénitale » d’un membre due à un défaut de développement survenu avant la naissance.
  • Infirmité motrice cérébrale
    Trouble moteur non évolutif dû à une lésion sur le cerveau en maturation qui se manifeste par une paralysie et une impossibilité à commander et à contrôler les mouvements volontaires.
    Dans certains cas, il existe des troubles associés comme des crises d’épilepsie, des troubles des « praxies », c’est-à-dire de la capacité à penser un geste pour réaliser une action déterminée.
  • Locked-in syndrome
    Atteinte neurologique rare entraînant une tétraplégie complète et une incapacité à parler. L’état de conscience et les facultés intellectuelles restent intacts.
  • Myopathie (ou dystrophie musculaire)

Il existe de très nombreuses formes de maladies neuromusculaires (ou dystrophies musculaires ou myopathies) ; la plupart sont d’origine génétique.

*La myopathie de Duchenne (transmise par la mère, elle n’atteint que les garçons) est la forme la plus fréquente et se caractérise par un affaiblissement des muscles des membres et du tronc apparaissant dans la petite enfance. La généralisation progressive de l’atteinte musculaire entraîne la perte de la marche vers l’adolescence ; l’atteinte des muscles respiratoires et du muscle cardiaque provoque une insuffisance respiratoire et cardiaque qui s’aggrave progressivement.

L’espérance de vie des personnes atteintes a considérablement augmenté grâce à une prise en charge précoce, permanente et personnalisée qui limite les conséquences vitales et fonctionnelles de cette maladie.

*Ostéogenèse imparfaite
Maladie génétique appelée aussi « maladie des os de verre », elle se caractérise par une grande fragilité osseuse ayant pour conséquence la survenue de fractures multiples spontanées pour des traumatismes minimes.

*Paraplégie/tétraplégie
Les paraplégies (paralysie des membres inférieurs) et tétraplégies (paralysie des membres inférieurs et supérieurs) sont dues à une lésion de la moelle épinière provoquée par un traumatisme ou une tumeur. Aux troubles moteurs s’ajoutent des troubles sensitifs, sphinctériens et génito-sexuels. Si la lésion est située en haut de la colonne vertébrale, une paralysie des muscles respiratoires peut provoquer une insuffisance respiratoire.

*Sclérose en plaques
La sclérose en plaques se caractérise par une formation de lésions inflammatoires disséminées dans le système nerveux central provoquant la destruction progressive de la myéline (substance blanche isolant les fibres nerveuses) qui joue un rôle important dans la vitesse de l’influx nerveux. Du nombre et de la fréquence d’apparition des lésions dépend la gravité de la maladie.

La sclérose en plaques apparaît à l’âge du jeune adulte, et le diagnostic est toujours difficile à établir. L’évolution est très variable d’un individu à l’autre ; elle se fait soit par poussées avec ou sans séquelles, soit par évolution progressive. Les déficiences permanentes sont des troubles moteurs, urinaires, visuels et de l’équilibre, avec une extrême fatigabilité.

*Spina-bifida
Forme particulière de paraplégie qui apparaît dès la naissance et qui est due à une malformation des vertèbres lombaires. À la paralysie des membres inférieurs sont associés des troubles sensitifs et sphinctériens.

*L’arthrogrypose
Entraîne une « fixation » des articulations. La limitation articulaire est extrêmement invalidante nécessitant souvent l’utilisation d’un fauteuil roulant électrique et un besoin d’aide humaine pour les actes de la vie quotidienne.

*Le traumatisme crânien :
Suivi d’un coma peut avoir des conséquences très diverses sur la motricité (de la marche « normale » à l’utilisation d’un fauteuil roulant électrique), sur le comportement et sur les capacités de mémorisation. Suivant la localisation de l’atteinte (choc frontal, latéral …), il peut entraîner des troubles d’élocution et une lenteur d’idéation (formation et enchainement des idées).

Les jeunes handicapés moteurs rencontrent un certain nombre de difficultés d’apprentissage au cours de leur scolarité. Mais elles viennent souvent moins de la déficience physique elle-même que des troubles qui y sont associés.
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